BPRD RPG #2
Ce soir, je maîtrisais ma première partie de BPRD avec mes quatre (fabuleux) joueurs habituels. Ils avaient eu une semaine pour réfléchir à leurs personnages :
+ Élisabeth Frankenstein : Elisabeth est la fiancée du célèbre professeur, tuée par la créature, ressuscitée par la foudre et emmenée dans le nord polaire. Elle y finit dans un bloc de glace durant plus de cent ans avant d’être retrouvée par une expédition et confiée au BPDR. Elle est donc morte, ne peut plus mourir mais, malheureusement, ne peut pas vraiment guérir non plus et conserve sur le corps d’affreuses cicatrices. Elle sort donc toujours couverte des pieds à la tête. Par ailleurs, elle est une médium peu puissante et a des contacts avec les divers ectoplasmes qui traînent.
+ Tina Harvey : Tina est une jeune femme née dans une famille de mineurs du Kentucky, travaillant dans les mines de charbon de l’est de l’état, dans les zones hillbillies. Malheureusement, au 19éme siècle, les mineurs réveillèrent des choses interdites dans les profondeurs de la montagne, jadis scellées par les indiens. Ces créatures monstrueuses furent libérées mais, étrangement, les mineurs survivants de cette histoire développèrent des pouvoirs pour les traquer – et leurs descendants en firent autant. Il y a quelques mois, la jeune femme, son oncle et deux cousins, tous marqués par l’hérédité, chassaient les bestioles dans les mines quand une explosion secoua la montagne et les enfouit. Alors que ses parents gisaient mort, Tina fut attaquée par les démons – elle allait mourir à son tour quand une masse rouge surgit des ténèbres et l’aida à les mettre en fuite puis à sceller la montagne de nouveau. Hellboy proposa à la jeune femme de le suivre au BPRD. Cela la changera certainement de son boulot de strip-teaseuse et de photographe pour un torchon tabloïd – il faut bien remplir sa gamelle quand on vient d’une famille pauvre.
+ David Rosenfeld : David porte ses trente ans élégants et charmeurs. Mais, en fait, c’est un survivant des camps de concentration. Il fut libéré en 1945 des terribles expérimentations que le Groupe Spécial effectua sur lui mais développa d’étranges pouvoirs de maîtrise de l’électromagnétisme. Depuis, il ne vieillit plus vraiment. Dès 1948, il entra au BPRD et il est l’un des plus anciens agents du Bureau encore en activité, maintenant que Hellboy a démissionné.
+ Gregory Winchester : Gregory a une cinquantaine d’année. Il fut agent de police puis détective à la Brigade des vols et homicides. Il traîne sa carcasse trouée et gobe des pain-killers à longueur de journée dans son grand imper mastic. Gregory a toujours eu de la chance. Il ne compte plus les partenaires qu’il a laissé mourrant derrière lui et les opérations pourries dont il s’est sorti in extremis. Gregory a toujours eu de la chance. Alors, il est rentré au BPRD après une enquête de trop, une enquête où il eut de la chance mais pas les autres…
Voilà la fine équipe.
Le scénario sera prochainement disponible dans la zone ci-contre. Ce qui est intéressant, par contre, c’est de parler de la manière dont j’ai essayé de maîtriser (enfin, intéressant, je n’en sais rien mais en tout cas, ça m’interroge moi).
D’habitude, je délaie facilement les scénarios ; je rajoute du détail, des fausses pistes, du quotidien. Ce soir, j’ai essayé de m’en tenir au strict minimum : les infos essentielles et sans fard, des ellipses partout, une gestion par scène, des combats très courts, peu de jets de dé. J’ai resserré l’action au maximum, allant droit au but sans fausse piste.
Il y avait le risque d’une certaine linéarité mais, en même temps, chaque scène était complètement à la disposition des personnages. J’ai simplement balisé à l’extrême la progression d’une scène à l’autre.
Le résultat fut un scénario joué en deux heures quinze (quand il m’aurait fallut six ou huit heures en temps normal) et aucun temps mort – pratiquement tel qu’il est écrit dans le doc. Je pense avoir bien amené l’ambiance des Comics. C’était très dense – d’ailleurs, je me dis que trois ou quatre heures de préparation pour deux heures de jeu, c’est pas tellement efficace au final !
Les joueurs ont juste regretté que je ne le leur dise pas avant pour qu’ils accompagnent le mouvement. Ils ont joué comme d’habitude à ma table en pensant qu’on devait faire attention aux détails (ils sont devenus méticuleux à force). La semaine prochaine, on va essayer de jouer à fond cette approche.
Après avoir longuement discuté de technique de maîtrise à la fin de la séance de jeu – où on a notamment parlé de Primetime Adventures – on a décidé d’ajouter un système de Soap Plot, un peu à la manière de Final Frontier : des intrigues personnelles à développer en cours de séances. Sauf que les joueurs les garderont secrètes même de moi ; ainsi, je pourrai les découvrir et y réagir en temps réel, sans rien préparer. Les joueurs seront, quelque part, les MJ de ces éléments. On va voir si ça marche. J’ai très hâte d’essayer.
Donc voilà. Des choses à régler, à approfondir, dans la manière de jouer mais aussi d’écrire les scénarios. Mais l’ambiance Hellboy était là !


2 commentaires:
Cela ne fait qu'aiguiser mon intérêt.
Voilà une expérience que je vais scruter avec attention.
Premier effet du BPRD RPG : reçu hier 10 BD BPRD + Hellboy.
CM, facilement influencable.
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