ETHEL CEREWIN
(Personnage de Anne)
Sexe : féminin
Date de naissance : 6 Peonu 699 – 20 ans
Signe solaire : Aralius (le bâton)
Lieu de naissance : Tashal (Kaldor)
Statut social de naissance : homme libre guildé
En résuméL’essentiel des souvenirs d’enfance d’Ethel sont agréables et doux. Elle grandit dans une famille fortunée, au cœur de la capitale économique du royaume de Kaldor, entourée de parents attentionnés, d’une noria de serviteurs attentifs et d’une petite sœur adorable.
Tout cela prit fin à la mort de sa mère, Rhéa, en 707. La maisonnée fut bientôt recouverte d’un voile de silence et de peine, tandis que les serviteurs, jadis animés et bruyants, devenaient de plus en plus discrets et lugubres.
En 710, son père Bernard recouvra un peu le goût à la vie lorsqu’il se maria à une nouvelle femme, Tisha. Elle venait du lointain royaume de Kanday et était la fille d’un puissant membre du Mangai local. Mais leur bonheur fut de courte durée. À l’automne 710, un terrible incendie se déclara dans la maison et la réduisit en cendre, faisant périr le père et sa femme, ainsi que la petite sœur et plusieurs serviteurs. Ethel s’en sortit miraculeusement.
Elle vécut une année avec une grand-mère étrange puis, à la mort de celle-ci (en 711), fut recueillie par une sœur de son père, Elikhen, et son mari, Certhak Corthir. C’est là qu’elle passa la décennie suivante, apprenant son métier de tailleur avant de prendre la route comme compagnon – et de fuir Tashal pour les contrées orientales du royaume.
Le milieu familialBernard Cerewin était le dernier fils vivant de Devon Cerewin, l’un des plus fameux drapiers et teinturiers de Tashal – et membre éminent du Mangai du Kaldor. Dernier-né dans une famille aisée, Bernard aurait pu devenir le vilain petit canard mais il laissa ce rôle à son frère aîné, Conrad, qui mena une vie dissolue achevée très tôt dans les caniveaux de la ville, une lame plantée entre les côtes.
Bernard était un travailleur acharné et, après avoir appris tout ce qu’il pouvait de son père, il pris la place de celui-ci à la tête des ateliers (687). Il continua à développer de nouvelles techniques de teintures et d’imprimerie des tissus. Il augmenta ainsi la fortune et l’influence de sa famille au sein du royaume et même en dehors de ses frontières.
Bernard se maria avec Rhéa en 695. Rhéa venait du village de Krettel, où son beau-père, un libre charron, tenait la forge locale. À cette époque, Bernard voyageait beaucoup et, son cheval ayant perdu un fer, il s’arrêta là par hasard pour y trouver de l’aide. Il y trouva l’amour – bien qu’il mit plus d’un an à convaincre Rhéa de le suivre à Tashal.
Leur premier enfant mourut quelques semaines après la naissance (696). Ethel vint en second (699), bientôt suivit par Nance (702).
Rhéa tomba malade au cours de l’hiver 706. Elle ne se remit jamais vraiment et, malgré les efforts des prêtresses de Peoni appelées à son chevet, elle mourut à l’automne 707. La famille fut anéantie par la perte. Bernard commença à s’éloigner de ses enfants, pris par son travail.
En 709, ses collègues du Mangai, inquiétés par son état de santé, l’envoyèrent au lointain royaume du Kanday afin qu’il y traite certaines affaires concernant le commerce de la soie. Un de ses compagnon de route avait pour mission secrète de le présenter à la fille d’un notable local, Tisha. Cela réussit si bien que Bernard revint du Kanday avec une nouvelle femme : une magnifique beauté sans doute mais qui ne tarda pas à mettre la maison à son rythme d’enfant gâtée.
L’incendieLe 24 Navek 710, un incendie se déclara dans le corps principal du logis de maître Bernard. Il fut si vif à se propager qu’il piégea plusieurs personnes à l’intérieur. Bernard, qui travaillait encore à cette heure, fonça dans le brasier. Il en ressorti avec une Ethel hurlante à qui il confia le petit maroquin de cuir qu’il portait toujours sur lui. Il replongea dans la tourmente pour en sortir son autre enfant et sa femme mais la maison s’écroula sur elle-même. Cette nuit-là, douze personnes trouvèrent la mort, dont Bernard, Tisha et Nance.
Les années d’apprentissageEthel avait plusieurs parents vivants mais c’est chez sa grand-mère, Catherine, qu’elle trouva un nouveau foyer. Elle quitta donc Tashal pour Krettel. À cette époque, Catherine était déjà une personne âgée et souffrante mais elle s’employa, avec son mari Marvin Trobard, à la réconforter et à la fortifier. Pourtant, un an plus tard, Catherine mourrait à son tour, dans son sommeil.
Très rapidement, la tante d’Ethel, Elikhen vint chercher la jeune fille pour la ramener à Tashal. Quelques jours plus tôt, Ethel n’aurait rien compris à ce qui se passait dans son dos. Mais elle fit une rencontre importante lors des funérailles de Catherine.
Rhéa, sa mère, était la fille d’un premier mariage. Le grand-père d’Ethel était mort jeune et Catherine s’était remariée quelques années plus tard, donnant naissance à une deuxième fille, Carol. Carol était devenue une Shek-Pvar, une magicienne, mais avait obtenu l’autorisation de se rendre aux funérailles. C’est là qu’elle mit Ethel en garde :
« Ton oncle, Certhak Corthir, n’a que faire de toi. Tu n’es qu’une bouche de plus à nourrir pour lui. Ce qu’il convoite, c’est le cahier de ton père, ses secrets de fabrication, ses recettes personnelles. Il veut devenir le nouveau maître-teinturier de Tashal et, pour cela, il n’hésitera pas à te voler ton héritage. Il y a un an déjà, tu devais aller chez eux mais Catherine a fait jouer certaines faveurs pour que tu viennes ici te reposer. Maintenant, elle n’est plus là pour te protéger. Sois fine, ma nièce, et tu en sortiras gagnante… »
Et c’est que Ethel fit.
À peine arrivée à Tashal, elle demanda à parler à Certhak et lui fit une proposition qu’il ne pouvait refuser.
« Oncle Certhak, je sais que tu veux le cahier de mon père. Il sera tient à la seule condition que tu me permette de devenir apprenti dans une formation de mon choix. Le jour où j’aurai mon titre de compagnon, tu recevras le cahier. »
Certhak accepta avec empressement, fit jouer ses relations, activa des faveurs et la jeune fille rejoignit ainsi le meilleur des maîtres-tailleurs de Tashal, maître Haber de Sarlis (le plus fin tailleur de Tashal et le spécialiste de la broderie). Elle poursuivit son apprentissage durant plusieurs années puis fut enfin autorisée à prendre le titre de compagnon.
Le jour où elle quitta Tashal pour l’est du pays, afin de travailler pour maître Ebram d’Harabor, de Minarsas, elle remit le cahier à son oncle – un cahier soigneusement recopié, émaillé de fautes diverses et d’erreurs dans les proportions. Le véritable cahier est toujours en sa possession et elle compte bien rester le seul héritier de son père.
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