Vastemonde : les peuples impériaux

Posted in Vastemonde on août 31st, 2010 by Le Grümph

Les peuples impériaux servaient les grands dragons qui séparèrent les domaines draconiques de l’Ostréther. Après la disparition de l’empire, c’est eux qui continuent, de manière discontinue et parfois un peu corrompue, à hisser la bannière de la civilisation.

Les humains

Les humains sont les habitants les plus nombreux du Vaste Monde ; ils vivent principalement dans les villes et les villages, où ils se regroupent pour exploiter la terre et les bois, élever du bétail, creuser des mines et mener une vie industrieuse et protégée des dangers du Vaste Monde. On trouve des humains de toutes tailles et de toutes morphologies – les couleurs de la peau diffèrent parfois soudainement d’un domaine à un autre, tout comme la forme des yeux ou la texture des cheveux.

Les elfes

Les elfes sont des êtres à apparence humaine, minces, plutôt petits et râblés, au visage finement modelé et avec des oreilles légèrement pointues. Ce sont des créatures essentiellement sauvages et farouches, qui préfèrent la vie dans les bois, les plaines et les collines à l’exigüité des cités. Ils sont néanmoins fascinés par la magie et ne se lassent pas de collectionner objets magiques et sortilèges.
Les communautés elfiques sont généralement très dispersées, sur d’immenses territoires – chaque foyer apprécie la distance qui les séparent de leurs voisins. Dans les cités humaines, les elfes se réunissent souvent dans un quartier spécifiques, les Tours elfiques, un lieu toujours hautement magique où ils viennent traiter leurs affaires dans des conditions de promiscuité acceptables.
Les elfes sont peu croyants et ne considèrent les mille dieux que comme de gros morceaux de roche sans véritable valeur.
Les elfes voient à quelques mètres dans les ténèbres et très correctement à la simple lumière des étoiles.

Les nains

Les nains sont des hommes trapus, robustes et de petite taille. Leur peau est de la couleur de la terre – de l’ocre foncé au gros charbon, en passant par le rouge de l’argile. Nombre d’entre eux ont la peau bleuie par d’innombrables tatouages très complexes. Dotés d’un système pileux généreux, ils portent généralement une barbe longue et fournie et des cheveux longs qu’ils tressent. Ils sont entêtés mais pragmatiques, hardis, vaillants, doués d’une forte volonté et d’une grande rage de vivre. Ils aiment les repas copieux et les boissons fortes, les fêtes interminables et l’activité physique. Ce sont aussi des travailleurs acharnés et de grands artisans qui attachent un grand prix à l’or, aux pierres précieuses et aux biens matériels en général.
Les naines sont des créatures assez belles et bien faites, aussi puissantes que leurs compagnons et tout aussi travailleuses – le charme en plus.
Les nains méprisent les armes à distance, en dehors des arbalètes (une de leurs inventions). Ils voient à quelques mètres dans les ténèbres et très correctement sous la lumière des étoiles.

Les tinigens

Les tinigens sont des hommes de petite taille, à peine plus grands que des enfants de six ans, à l’allure sympathique. Appréciant la vie au bord de l’eau, ce sont des bateliers et des marins de première force, qui aiment le confort et la sécurité de leurs bateaux et de leurs villes flottantes, amarrées loin du danger des rives. Expansifs et joyeux, ce sont des compagnons courageux dont le moral ne flanche jamais.
Les tinigens font d’effroyables magiciens et restent insensibles à la beauté des théories sur l’Ostréther. De fait, les démons ignorent assez facilement leur présence comme s’ils n’étaient que des meubles dans le paysage.
Les tinigens voient parfaitement à la lumière des étoiles.

Les gnomes

Les gnomes ne sont guère beaucoup plus grands que les tinigens, mais sont bien plus solidement charpenté, avec des visages burinés et marqués et des traits épais. Dotés d’un système pileux qui n’a rien à envier à celui des nains, ils préfèrent néanmoins tailler leurs barbes et moustaches en une multitude de formes et de motifs. Les gnomes sont dotés d’un esprit vif, ingénieux. Ils sont curieux et logiques, cherchant la cause des conséquences et cherchant à tout expliquer, tout organiser, tout comprendre. Loin d’être les hommes de mains des dragons, comme les quatre autres peuples, les gnomes furent les théoriciens et les ordonnateur de l’empire draconique et, aujourd’hui encore, ils en tirent une profonde fierté. Ils occupent souvent des postes importants dans les guildes, les administrations ou les aventures commerciales, mais presque jamais comme souverains.
Les gnomes voient parfaitement dans les ténèbres souterraines.

Vastemonde : les goblours

Posted in Vastemonde on août 30th, 2010 by Le Grümph

Les goblours appartiennent aux peuples libres. Ce sont de lointains cousins des gobelins et des hobgobelins, plus grands, plus massifs et particulièrement poilus. Ils supportent parfaitement la lumière du jour et leur nature grégaire les pousse à fréquenter les régions civilisées comme les tribus orques les plus sauvages.

  • les goblours font plus de deux mètres vingt de haut, musculeux et énergiques. Leur figure est étroite, au front bombé et aux petits yeux noirs. Ils sont extrêmement poilus et un fin duvet recouvre l’ensemble de leur corps tandis que leur figure est mangée de barbe. Ils portent généralement les cheveux longs, nattés ou tressés, quand ils ne font pas simplement des dreadlocks.
  • les goblours possèdent une double mâchoire – une normale et une seconde dans le gosier. La première, à grande ouverture, saisit les proies et la seconde vient déchiqueter la viande pour aider à la déglutition.
  • le musc de certains goblours est toxique pour les peuples impériaux. Mais cette particularité atavique reste encore rare. Les goblours sont immunisés à la plupart des toxines et des poisons connus ; il est extrêmement difficile pour eux de se droguer ou de se saouler.
  • les goublours ont la réputation d’être mauvais coucheurs et vicieux. En vérité, ils se méfient des étrangers et fuient plutôt que de combattre ; ce sont des créatures timides, discrètes, qui vivent en familles élargies et en petits groupes. Néanmoins, bon nombre de goblours travaillent en coopération avec les orques ou se louent comme mercenaires et gardes du corps dans les peuplements impériaux. On trouve des goblours dans tous les domaines du Vastemonde. Ils ne sont guère communs, mais tout le monde peut en croiser aisément sur les routes ou les marchés.
  • les goblours vivent assez vieux, mais leur fertilité est limitée. Les femmes ont un ou deux enfants au cours de leur vie et ceux-ci sont toujours choyés et protégés jusqu’à ce qu’ils soient capables de se défendre par eux-mêmes (c’est-à-dire capables d’affronter seuls une troupe de villageois excités ou une lance de chevaliers impériaux intrépides). Ce sont tous des guerriers et des voleurs très capables, intelligents, fins tacticiens et aptes à la survie.
  • bien que les goblours possèdent des pelages aux couleurs et aux motifs fort variés, ils se considèrent appartenant à une seule et même tribu.

Vastemonde : les hobgobelins

Posted in Vastemonde on août 30th, 2010 by Le Grümph

Lointains cousins des gobelins, les hobgobelins sont généralement un peu plus grand et plus fins. De nombreuses autres caractéristiques physiques les en éloignent :

  • leurs yeux, loin d’être grands et ronds, sont en amandes et légèrement bridés. Les hobgobelins supportent parfaitement la lumière du jour, mais continuent à préférer vivre de nuit quand ils le peuvent ;
  • les hobgobelins possèdent des glandes à venins sous le palais et leurs morsures sont empoisonnées.
  • les hobgobelins pratiquent, comme leurs cousins, le cannibalisme funéraire. Eux-mêmes possèdent une chair délicieuse qui était très appréciée de dragons. Ils furent chassés comme du gibier et leur population faillit disparaître. En réaction, ils développèrent des capacités de camouflages très performants : leur peau est marbrée, tachetée, striée, et possède des couleurs proches de leur milieu naturel – roches, feuillages, mousses et lichens ;
  • les hobgobelins vivent loin des portails, dans les régions les plus sauvages et les plus inaccessibles. Très territoriaux, ils attaquent tous ceux qui pénètrent sur leurs domaines et les réduisent en esclavage – travaux des champs, exploitations minières…
  • contrairement aux orques et aux gobelins, les hobgobelins ont complètement reniés les Mille Dieux et les rituels impériaux. Les statues sont généralement détruites dans les zones qu’ils contrôlent. Ils ne paraissent pas posséder de système mystique ou de croyances religieux et s’appuient essentiellement sur les sciences alchimiques et physiques pour explorer les mystères de l’univers. On ne connaît que fort mal leurs rapports aux démons, mais ils semblent qu’ils soient assez versés dans l’art de les invoquer et de les contrôler.

Il existe plusieurs tribus hobgobelines, en voici les plus connues :
Hobgobelins mantas : hobgobelins nomades assez grands, ils sont relativement inoffensifs et paisibles. Ce sont ces tribus que l’on peut trouver le plus aisément aux frontières des peuplements impériaux. Sages et distants, ils semblent avoir atteint un grand degré de conscience, mais ils sont surtout recherchés pour leurs très grands talents de démonistes – talents précieux qu’ils ont appris à monnayer.
Hobgobelins léopards :
Hobgobelins hexatrygues : cette tribu est sans doute la plus sauvage et la plus rare de toutes. On ne trouve ces hobgobelins que dans les régions les plus éloignées des portails, là où même les dragons rechignaient de se rendre. Ils ont payé un très lourd tribu aux tables impériales.
Hobgobelins pastrinac : très dangereux, particulièrement agressifs et territoriaux, les Pastrinac possèdent les plus grands domaines et ils n’hésitent pas à aller piller les communautés voisines pour enlever des esclaves. Leur venin est sans doute le plus violent qu’il soit,mais ils parviennent à en adoucir les propriétés mortelles en y ajoutant de leur salive, le transformant en un simple léthargique à l’action pratiquement instantanée.
Hobgobelins batirajah :
Hobgobelins papillons :

Vastemonde : les orques

Posted in Vastemonde on août 30th, 2010 by Le Grümph

Les orques sont loin d’être aussi nombreux que les gobelins, mais ils posent bien plus de problèmes aux peuples impériaux. Bien qu’il existe plusieurs tribus orques aux caractéristiques morphiques bien distinctes, les orques partagent tous plusieurs points communs :

  • les orques sont des créatures hermaphrodites. Ils naissent femelles et, en vieillissant, certains d’entre eux deviennent des mâles. Les orques vivent une cinquantaine d’année, en moyenne, et le changement de sexe s’opère un peu après la vingtaine, après qu’ils aient eu plusieurs enfants. De fait, tous les membres les plus solides, les plus expérimentés d’un clan sont des mâles, ayant profité de l’endurance et du talent de survie des filles pour passer les années les plus dures de l’enfance ;
  • parce qu’il y a beaucoup plus de femmes que d’hommes – tous les orques ne deviennent pas mâles à l’âge adulte -, la société est polygame. Chaque orque couvre et protège plusieurs filles de tous âges. Néanmoins, les orques respectent violemment le tabou de l’inceste et jamais un orque n’enfantera ou même ne touchera une fille qu’il a lui-même engendré (en tant qu’homme ou que femme) ;
  • les orques sont généralement grands et massifs, avec une large bouche puissante, des yeux perçants et une musculature bien développée. Ils ont mauvais caractère et ruminent toujours l’époque de l’empire draconique, quand ils étaient chassés et abattus comme des loups. Aujourd’hui encore, ils ne s’approchent guère des communautés impériales que pour les attaquer ou les piller, bien que cela soit devenu fort rare. Par contre, ils ne tolèrent plus la présence des impériaux sur leurs propres territoires et plusieurs domaines importants sont désormais leurs terres de chasses, interdites à tout visiteur sous peine de mort.
  • la société orque est essentiellement clanique et possède une grande subtilité sociale – dans la manière de parler à ses aînés, de se tenir, de conduire les rituels du quotidien. Ils vénèrent les Mille dieux selon leurs propres systèmes de croyance et pratiquent une forme de magie rudimentaire mais assez puissante. Les objets magiques orques sont des biens précieux et rares. Ils ne laissent pas les étrangers s’en emparer et n’hésitent pas à braver les portails pour aller les réclamer quand on parvient à les leur subtiliser. Les orques supportent assez mal les démons et ne font jamais appel à eux.

Il existe plusieurs tribus d’orques, en voici les plus connues [Article à compléter plus tard] :
Orques noirs :
Orques arcanes :
Orques longues-dents :
Orques corail :
Orques six raies :
Orques malabares :
Orques rouges :
Orques goliath :
Orques crépuscules :
Orques face de chat :
Orques des neiges :

Vastemonde : les gobelins

Posted in Vastemonde on août 30th, 2010 by Le Grümph

Les gobelins forment la très grande majorité des peuples libres – c’est bien simple, on en trouve partout et presque toujours en grand nombre. Mais les gobelins sont en fait composés de très nombreuses tribus, aussi différentes en forme, couleur et taille qu’en us et coutumes.
Pour beaucoup d’humains, d’elfes, de tinigens et surtout de nains, les gobelins restent l’ennemi ancien – les seigneurs draconiques ne purent jamais venir à bout de ce peuple fertile et rusé. Pourtant, la plupart vivent simplement, en paix avec leurs voisins, aimables et industrieux. Ce ne sont que quelques tribus qui entretiennent la mauvaise réputation de la race toute entière – ainsi, peut-être que leur cannibalisme coutumier.
Les gobelins forment de petits clans, généralement d’une seule tribu, parfois de deux ou trois mêlées. Il est rare de trouver une communauté gobelin de plus de quelques centaines d’individus, ce qui représente certainement une force considérable lorsqu’ils se mettent en mouvement. Les clans sont sédentaires ou nomades selon les régions ou le calendrier.
Chaque clan est dirigé par un seigneur gobelin, assisté d’un conseil de chamanes – des prêtres vénérant certaines formes naturelles des mille dieux. Dans les clans, les familles sont matrilinéaires et ce sont les femmes qui élisent le seigneur gobelin.
Chaque tribu possède un roi gobelin qui règne, théoriquement, sur tous les membres de sa propre tribu. C’est un gobelin puissant et respecté – un gobelin peut toujours interpeler son roi s’il pense que son seigneur ou son clan se conduisent mal avec lui.
S’ils sont très différents les uns des autres, les gobelins se distinguent en tant que peuple par plusieurs caractéristiques communes :

  • ils ont de très grands yeux, bien adaptés à la vision dans le noir ;
  • ils sont souvent allergiques aux rayons directs du soleil et préfèrent sortir sous la lune ;
  • leur croissance est rapide et leur fertilité importante, mais plusieurs maladies dégénératives les affectent qui les emportent tout aussi rapidement. Un gobelin est adulte à 5 ans, mais meurt souvent avant ses 30 ans. Une gobeline peut avoir un ou deux enfants chaque année pendant une quinzaine d’années. C’est elle qui est responsable d’eux et elle choisit les pères, qui sont tenus d’assurer un soutien matériel à l’ensemble de la fratrie ;
  • les gobelins pratiquent le cannibalisme mortuaire. Ils mangent les morts qu’ils respectent, leurs anciens, les héros morts au combat ou en accomplissant un acte héroïque pour le clan. Ils mangent aussi les adversaires qu’ils tuent et c’est une belle marque de respect quand ils le font – ce qui reste rare (ils appellent les non-gobelins, les « indigestes »). Mais ça, ça ne passe pas.

Il existe plus de cinquante tribus de gobelins. Voici une brève description de certaines des plus importantes :

Gobelin bleu

Le gobelin bleu est le plus commun de tous. Ce sont des gobelins de haute taille, grands comme des elfes, à la peau teintée de bleu, à la silhouette effilée et musclée. On trouve de très nombreux clans de gobelins bleus dans les zones sauvages, mais aussi en ville où ils louent leur force de travail dans les fabriques et sur les chantiers. La plupart des gobelins bleus des zones sauvages entretiennent des relations commerciales avec les peuples impériaux – ils trappent les fourrures, font du charbon de bois et exploitent mines et minières.
Les gobelins bleus sont assez placides, mais ils ne sont pas non plus totalement pacifiques et on a vu quelques clans s’engager sur le sentier de la guerre après avoir été provoqués ou humiliés un peu trop souvent.

Gobelin-épée

Autre gobelin urbain, les gobelins-épées vivent en petits clans sur les bordures des grandes cités humaines. Le plus souvent considérés comme une nuisance, ce sont pourtant d’excellents supplétifs à la politique de santé publique des édiles, car ils s’occupent des ordures et débarrassent les rues des immondices lorsque la nuit tombe.

Gobelin longimane

Ce sont les gobelins longimanes qui sont à l’origine de la réputation belliqueuse du peuple gobelin tout entier. Très nombreux, très fertiles, très agressifs, bien bâtis, trapus, puissants et mortels, les gobelins longimanes réduisent assez souvent d’autres clans gobelins en esclavage, afin qu’ils les assistent dans leurs raids, escarmouches et guerres incessantes. Malgré les protestations des autres rois gobelins, le roi des longimanes n’a jamais changé les manières de son peuple – de toute façon, c’est l’un des gobelins les plus puissants du Vaste Monde et il n’a que faire de l’avis de ses cousins. Tous les seigneurs claniques obéissent à ses ordres et il a réussi à les fédérer sous un commandement militaire plus seulement symbolique.
Les gobelins longimanes sont une plaie sur le Vaste Monde et, à chaque génération qui passe, ils semblent plus violents, plus téméraires et plus enragés que jamais – on murmure même qu’ils ont commencé à travailler avec les démons afin de leur ouvrir des portails vers les terres impériales…

Gobelin tigre

Les gobelins tigres sont énormes, mafflus, épais, gras. Grands comme des hommes et épais comme trois d’entre eux, ils possèdent une peau grise, striée de rayures sombres. Heureusement fort calmes d’ordinaires, ils peuvent devenir assez agressifs quand ils ont faim. La plupart vivent en petits groupes familiaux nomades, isolés les uns des autres même quand ils appartiennent à un même clan. Ils errent d’une zone de prédation à une autre, avalant tout ce qu’ils trouvent avant de bouger. Depuis quelques générations, des gobelins tigres se sont installés en bordure des villes impériales, se nourrissant des restes et des déchets agricoles et humains, engraissant toujours plus vite sans plus avoir besoin de se dépenser.

Gobelin chat

Les gobelins chats désignent plusieurs tribus de petits gobelins possédant tous une tête de chat et une sorte de pelage raz. Les gobelins chats arlequins, aux couleurs constratées et vives, font à peine plus de cinquante centimètres de haut. Les gobelins chats pygmées sont les plus petits de tous les gobelins, avec à peine plus de vingt centimètres de taille. Les gobelins chats à rubans et les gobelins golloum sont un peu plus grands que les arlequins, mais pas de beaucoup. Enfin, une dernière tribu, les faux-gobelins chats, leur est apparenté – ceux-là font plus de deux mètres de haut, le pelage marron-gris, plus sombre sur les membres.
Les gobelins chats sont des chasseurs qui préfèrent l’affût à l’effort. Placides et dolents, ils se tiennent à l’écart des peuples impériaux, mais ont souvent dû faire face à l’agressivité de ceux-ci, les nains notamment, à chaque fois que leurs zones de chasse coïncidaient avec des régions de culture ou d’exploitation. Au combat, ils peuvent se montrer d’une dangereuse férocité malgré leur taille et leur faible force, utilisant leurs armes de trait empoisonnées avec une mortelle précision.

Gobelin bouledogue

Les gobelins bouledogues sont massifs, trappus, épais et lourds. Courts sur pattes, les mains noueuses, le regard enfoncé sous d’épaisses arcades, ces gobelins à la peau brun olive sont assez impressionnant, mais peu agressifs. Ils vivent dans des petits villages isolés, au creux des collines, en petits groupes familiaux, exploitant les dombes et les zones humides – grenouilles et écrevisses, tourbe, poissons d’étang, plantes aquatiques, etc.. Ces gobelins sont assez rares.

Gobelin cuivre

Ces gros gobelins à la peau cuivrée sont beaucoup moins nombreux que les gobelins longimanes, mais presque aussi agressifs. Ce sont des chasseurs nomades, carnassiers, qui rôdent en petites troupes sauvages et dépenaillées, voyageant au hasard à la recherce de nouveaux territoires dont ils pourraient décimer la population. Lorsqu’une troupe de chasse est signalée dans une région, les seigneurs locaux n’ont souvent d’autres choix que d’ordonner la fermeture des villes et villages, le temps que la menace s’éloigne. Quand les finances sont bonnes, les conseils engagent parfois des aventuriers et des mercenaires pour les accompagner en douceur vers le portail suivant ou loin dans les zones sauvages – en douceur, parce que toute agression mal gérée entraîne le plus souvent des rétorsions désagréables.

Gobelin dormeur

Les gobelins dormeurs regroupent plusieurs tribus de gobelins aux caractéristiques proches – gobelins dormeurs cornu ou à crête, gobelins dormeur buffle, taureau ou zèbre. Ce sont des êtres calmes et placides, de petite taille, à la peau marbrée, le plus souvent sédentaires – cultivateurs et apiculteurs surtout. On les laisse généralement en paix à cause de leurs griffures empoisonnées, plus ou moins violentes selon les tribus. La guilde numismate engage souvent des gobelins dormeurs pour accompagner et protéger les convois monétaires qu’elle organise.

Gobelin marteau

Les gobelins marteaux sont particulièrement disgracieux. Leur énorme tête se déforme avec l’âge, leurs yeux s’éloignent jusqu’à ce que leur figure prennent cette étrange posture en T. Il existe plusieurs tribus de gobelins marteaux – ce sont d’abord des éleveurs nomades, bien qu’on ait connu différents clans guerriers particulièrement belliqueux : gobelins marteaux cornus, gobelins marteaux aile-blanche (à cause de la teinte caractéristique de leurs épaules et de leurs bras), gobelins marteaux à petits yeux ou même Grands gobelins marteaux, qui dépassent les deux mètres cinquante de hauteur.
La plupart des gobelins marteaux ont une peau gris ardoise, parsemée de tavelures disgracieuses, une large bouche aux dents proéminentes (ce qui n’améliore pas la prononciation) et de larges mains en battoir. Ils sont assez grands pour des gobelins et la plupart des tribus sont de la taille des hommes.

Les autres tribus gobelins

Voici quelques-unes des autres tribus gobelines de moindre importance :
Gobelin à joues blanches : gobelins très noirs avec une figure blanche. Ils ont une mauvaise réputation à cause de leur apparence macabre, mais restent le plus souvent à l’écart, pusillanimes.
Gobelin à queue noire : gobelins gris-blanc avec une longue queue noire.
Gobelin à queue tachetée : des gobelins à l’épaisse queue tâchetée.
Gobelin à tâches noires : des petit gobelins chasseurs. La plupart des clans sont désormais sédentaires et travaillent pour de grands seigneurs, protégeant leurs chasses et les entretenant.
Gobelin baleine : encore plus gros que le gobelin tigre, solitaires, ils sont semblables à des géants, mais en plus aimables.
Gobelin bécune : gobelins au long nez, connu pour les parfums qu’ils créent.
Gobelin bordé : de grands gobelins assez timides, agiles et arboricoles. Ils vivent en relative bonne intelligence avec les villages elfes dans les grandes forêts magiques, mais quelques heurts éclatent parfois au sujet de coutumes encore très mal comprises.
Gobelin citron : gros gobelins à la peau jaune vivant en petits groupes (des familles plutôt que des clans), peu agressifs mais assez imposants – ce qui entraîne souvent des accidents malencontreux.
Gobelin corail : grands gobelins des rochers et des montagnes, timides et casaniers, inoffensifs.
Gobelin de nuit : des gobelins des profondeurs, à la peau gris clair et aux mœurs mal connus.
Gobelin gracile : petits gobelins cueilleurs et nomades, parfaitement innoffensifs.
Gobelin Nez-blanc : petits gobelins à la truffe blanche, discrets et rares.
Gobelin Nez-noir : assez grands gobelins au museau applati et tâcheté de noir.
Gobelin pèlerin : gros gobelins lents et relativement pacifiques, vivant en solitaires ou en petits groupes nomades.
Gobelin Plat-nez : gros gobelins tâcheté sans museau.
Gobelin Pointe-blanche : gobelins gris-noir avec les membres et les cheveux blancs.
Gobelin Pointe-noire : gros gobelins assez passifs et débonnaires, mais parfois sujets à des pulsions sanguinaires qui les entraînent sur un chemin solitaire et sanglant.
Gobelin Sagrin : petits gobelins tranquilles – les gentleman-farmers des gobelins.
Gobelin Tiqueue : des gobelins gris avec un moignon de queue.
Gobelin tisserand : des gobelin assez grands qui vivent en sédentaires dans de petits villages discrets. Ils sont connus pour leurs artisanats, notamment le tissage de merveilleuses toiles en soie d’araignée.
Gobelin-lutin : gobelins avec un très long nez et une étrange mâchoire, à la peau rose-blanc.
Gobelin-panthère : gobelins tâchetés à tête plate, aussi bons chasseurs que leur patiente cousine.
Gobelin-putois : petits gobelins des forêts, amateurs de champignons et éleveurs de sangliers.
Gobelin-renard à gros yeux : petit gobelins aux membres très longs.
Gobelin-taupe : gobelins aux membres très longs et épais et aux très grands yeux. Le plus souvent, on les trouve sous terre dans des résaux de cavernes qu’ils amènagent.
Gobelin-taureau : gros gobelins massifs, nomades. Ils vivent en petits groupes le long des routes, travaillant dans les caravanes comme guides, protecteurs ou conducteurs.
Grand Gobelin Blanc : Les plus redoutables des gobelins, très agressif et belliqueux – plus encore que les longimanes. Heureusement forts rares, ils rechignent de plus à pénétrer dans les régions où l’odeur de l’homme imprègne le sol, bien que la faim les y pousse parfois.

Vastemonde : le calendrier

Posted in Vastemonde on août 30th, 2010 by Le Grümph

Une année compte douze mois de trente-deux jours.

Saisons Mois
Hiver Malateste Givresec
Printemps Percegel Roncines Transhumance
Été Eauprofonde Tonnegrise Colrouge Tired’aile
Automne Venteuse Virechaud Morgel

Une semaine compte huit jours et chaque mois compte quatre semaines. Les semaines sont appelées Prime, Seconde, Tierce et Quarte. Les jours sont :
Branle : le premier jour de la semaine, où on relance les fourneaux, on remet le travail sur l’établi et on se met sur les routes.
Brasier : le jour le plus industrieux de la semaine, quand tout avance et que chacun a encore de l’énergie.
Lune : un jour de travail et de réflexion, quand il faut vérifier ce que les deux premiers jours de la semaine ont amené.
Foirail : le jour des marchés et des commerçants.
Jourdieu : un jour de travail mais aussi un jour où on rend hommage aux dieux et aux ancêtres.
Feulard : l’un des derniers jours de la semaine, quand il faut emballer le rythme pour finir à temps.
Clos : le jour du nettoyage, des finitions, de la préparation des travaux de la semaine suivante.
Halte : le jour du repos et des fêtes.

Vastemonde : le gouvernement

Posted in Vastemonde on août 30th, 2010 by Le Grümph

L’empire draconique a laissé en héritage une certaine forme de gouvernement qui est encore appliqué presque partout dans le Vaste Monde, bien que les noms des différentes charges puissent changer d’un endroit à un autre en fonction des habitudes et des traditions.
Que ce soit au niveau d’une ville ou d’un royaume tout entier, le pouvoir est toujours divisé entre deux factions : le souverain et le conseil.
Le conseil réunit un membre de chaque guilde impériale, ainsi qu’un représentant des Mille Dieux. Ces neuf personnes, aidées le plus souvent d’une administration plus ou moins pléthorique, ont charge d’établir les lois, de lever les impôts, de gérer les budgets, de mettre en chantier les travaux publics nécessaires et de maintenir l’ordre. Ils gèrent donc la milice ou les patrouilles routières, les percepteurs, les architectes publics, etc..
Le souverain, quant à lui, a charge de la justice et de la chose militaire. Il juge ou fait juger les personnes déférées devant lui par les autorités de la guilde, en fonction des lois que cette dernière a édictées, et il est chargé de l’application des peines – travaux forcés, amendes, exécutions, etc.. Le souverain a aussi la tache d’assurer la protection militaire de la région contre les attaques extérieurs, contre les monstres errants et autres ennemis avérés – une définition qui peut parfois empiéter sur le travail des milices du conseil. Généralement, le souverain délègue une partie de ces taches et devoirs à des vassaux qu’il installe dans les différents fiefs dont le conseil lui remet la jouissance fiscale.
L’application exacte de ces principes fondamentaux peut changer du tout au tout selon les régions, la puissance relative du souverain ou des membres du conseil, la bonne entente qui règne entre eux ou les traditions locales. Ce qui mène à d’interminables tractations lorsque des décisions urgentes doivent être prises.

Vastemonde : les guildes impériales

Posted in Vastemonde on août 30th, 2010 by Le Grümph

L’empire draconique a laissé derrière lui de nombreuses organisations sociales. Les huit guildes impériales sont de celles-là.
Chez les humains, les professions sont organisées depuis toujours selon un principe de corporations et de guildes professionnelles qui réglementent et organisent le travail – apprentissage, compagnonnage, secrets de fabrication, abus, protections et assurances, suivi de la filière, etc..
Les huit guildes impériales sont les suivantes :
Guilde de l’acier (une faux) – la guilde de l’acier regroupe tous ceux qui font profession des armes : les mercenaires, les miliciens, les soldats, mais aussi les forgerons, les armuriers et les archetiers. La guilde de l’acier reste assez puissante aujourd’hui car beaucoup d’aventuriers en font partie. De plus, elle a vu son importance accroître tandis que la nécessité d’une plus grande protection augmentait aussi. La guilde de l’acier a des relations tendues avec la guilde du feu qui souhaiterait voir revenir dans son giron les travailleurs du métal.
Guilde numismate (une roue ou un denier) – la guilde numismate regroupe les marchands, les transporteurs, les rouliers, les bateliers, les armateurs, les banquiers : en bref, tous ceux qui manipulent l’argent et les marchandises. C’est une guilde puissante car extrêmement mobile et très bien renseignée. Elle a des rapports compliqués avec la guilde de l’eau, notamment avec les guides et forestiers, car elle est obligée de louer leurs services dès que les caravanes quittent l’enceinte des cités.
Guilde de la terre (une main) – la guilde de la terre regroupe les paysans, les cultivateurs, les éleveurs mais aussi les bouchers, les équarrisseurs, les meuniers, les boulangers, les pâtissiers, les charcutiers, les brasseurs, les bouilleurs de cru, les viticulteurs, les taverniers… En somme, toute la filière nourricière. C’est une guilde réservée et peu active en tant qu’entité politique – mais que viennent à monter les impôts ou l’insécurité et elle sait se faire entendre.
Guilde de l’eau (un cœur) – la guilde de l’eau regroupe les chasseurs, les pêcheurs, les forestiers, les guides, les mineurs : tous ceux qui subsistent en travaillant dans les milieux sauvages. Peu ou mal considérée par les dirigeants des villes, la guilde de l’eau peine à faire reconnaître ses droits dans les zones civilisées mais elle règne en maître sur le sauvage et peu de seigneurs isolés entreprend de se l’aliéner.
Guilde du feu (un œil) – la guilde du feu est celle des artisans en tous genre. Dès qu’il s’agit de fabriquer quelque chose, en dehors des armes et des armures, vous pouvez être sûr que l’artisan est lié à la guilde du feu.
Guilde des herboristes (deux serpents enlacés) – la guilde des herboristes rassemble tous les guérisseurs, médecins, pharmaciens, droguistes, épiciers du Vaste Monde. Pour une raison aujourd’hui ignorée, la guilde des herboristes accueille aussi les espions et assassins. Cela ne signifie pas que tous les médecins soient des assassins ou des espions – d’autant que cela irait à l’encontre de leurs vœux sacrés. Mais il est un fait que ceux qui font profession des ombres paient patente à la guilde et en reçoivent les avantages sociaux.
Guilde des voleurs (un masque) – la guilde des voleurs a un statut un peu particulier. Tout d’abord, elle ne regroupe ni ne sanctionne les bandes criminelles locales. Son usage est principalement de contrôler et de surveiller les marchés du jeu, de la prostitution et des drogues – ainsi que, dans une moindre mesure, les débits de boisson et les auberges – c’est simplement la milice. Les affaires criminelles autres ne la concernent pas directement (extorsion, vols, assassinats, etc.), mais sont à la charge du souverain. Il est à noter que, depuis fort longtemps, la prostitution organisée (les bordels par exemple) est gérée par une autre organisation affiliée à la guilde des voleurs : la guilde des Houris. Cette dernière fut créée par des démons spécifiques de l’Ostréther (les Houris), mais est désormais dirigée par des femmes du Vaste Monde.
Guilde octe (une étoile à sept branche) – La guilde octe est la guilde des magiciens, des alchimistes, des illusionnistes, des sorciers, des devins, des diseurs de bonne aventure, des cartomanciennes et des prestidigitateurs. La guilde octe est généralement discrète et règle ses affaires en famille. Son rôle est surtout de contrôler et de réprimer les crimes magiques, les abus de pouvoir et la tyrannie exercée par ceux qui maîtrisent les puissances magiques du monde. Effectivement, les aventuriers tombent dans cette catégorie. Autant dire que la guilde octe a une importance tout à fait considérable non pour les gens du commun qui l’ignorent généralement, mais au sein des cercles du pouvoir.

Vastemonde : les mille dieux

Posted in Vastemonde on août 30th, 2010 by Le Grümph

Le vaste monde est parsemé d’innombrables statues de pierre qui se dressent au milieu des champs et des bois, le long des routes, au milieu des villes. Certaines de ces statues ne sont pas plus grandes qu’un enfant, d’autres font plusieurs dizaines de mètres de hauteur. Elles sont toutes incroyablement anciennes – en fait, elles étaient déjà là bien avant la naissance de l’empire draconique.
Comme certaines statues présentent des ressemblances, au moins dans leurs postures ou leurs attributs, les habitants du Vaste Monde ont fini par leur prêter une signification et en ont fait la représentation de leurs dieux. C’est ainsi qu’est née la religion des mille dieux.
Les gens vénèrent les mille dieux dans leur ensemble, en se recueillant près des statues et en leur offrant quelques sacrifices simples – nourriture, sang, alcools… Si on sait que le dieu portant épée est un dieu de la guerre, que celui portant la hache et la couronne de feuille de chêne est un dieu de la majesté ou que celle portant la gerbe de blé protège les moissons, les prêtres adressent leurs prières à tous sans se préoccuper des représentations locales, car leur parole atteindra toujours la divinité concernée.

Vastemonde : l’Ostréther

Posted in Vastemonde on août 30th, 2010 by Le Grümph

L’Ostréther est la dimension magique qui entoure le Vaste Monde. C’est de l’Ostréther que l’on tire le pouvoir magique nécessaire au lancement des sorts et des prières. Mais l’Ostréther est d’abord le monde des démons.
Les démons désignent toutes les créatures magiques qui n’appartiennent pas au Vaste Monde. On y trouve des démons du feu et de l’eau, de l’air et de l’eau, des démons de la mort et de la destruction, des démons animaux, des démons serviteurs, des démons conseillers, etc..
Les démons sont souvent dangereux, mais ils ne peuvent quitter l’Ostréther et venir sur le vaste monde que s’ils sont invoqués ou s’ils trouvent un portail. Invoqués, ils sont obligés de servir leurs maîtres à moins qu’ils ne s’en libèrent. Lorsque l’on crée des morts-vivants, on permet en fait à des démons de s’incarner dans des cadavres.
On ne sait pas exactement ce que manigancent les démons, ni quels sont leurs buts. Certains semblent vouloir envahir le Vaste Monde et le détruire, d’autres sont ravis de servir. De toute manière, il semble que plusieurs factions démoniaques se livrent une guerre ancestrale.